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Je bute sur le « stratégie de représidentialisation, qui a plutôt bien fonctionné jusqu’ici. ». Cette stratégie ne décolle pas pour l’instant, le président sortant étant toujours aussi impopulaire et critique, et ce même par les Institutions et personnalité européennes et mondiales. Qu’est ce que tu (vous?) entends(ez) par cette expression ?
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Pas d’accord.
D’abord dans tes constats. Sarkozy sera de tout vraisemblance au deuxième tour ? Rien de moins sur. Si le spectre de Marine Lepen semble reculer, du à son entrée en campagne beaucoup trop tôt et un programme archaïque et impossible à mettre en place, on sait très bien qu’un événement de type attentat ou fait divers ( ce que je ne souhaite bien pas, bien évidemment) peut très bien rallumer la flamme populiste. De plus, il est difficile d’estimer le niveau du FN dans les sondages. Bien que Lepen fille a beaucoup œuvré pour dé-diaboliser le FN, les électeurs ont encore du mal à assumer ce vote. Conséquence : les instituts de sondages sous estiment le poids du parti populiste.
Deuxième doute sur la présence de Nicolas Sarkozy au second tour, c’est la montée en puissance de François Bayrou. Si ça préscence au second tour est certes improbable, elle est loin d’être impossible. Jusque là, il est le seul à avoir réussit son entrée en campagne, en entrainant un certain engouement autour de son programme. Mieux, il mène les débats (acheter française, éducation, droits des homosexuels). De plus, certains indices peuvent faire penser à un désistement de De Villepin, qui se rangerait sous la banière Modem. Affaire à suivre.De plus, la séquence internationale n’a eu qu’un impact très modéré sur la popularité du Président sortant. Comme le dit l’adage, « on ne remporte pas une élection sur un bilan internationale »
Et pour ma part, je juge qu’il n’est pas vraiment revenu sur son discours de Grenoble, très porté à droite. Il suffit d’observer la présence de Guéant, et ses déclarations pour le moins…controversé ou de Longuet.
Voilà, donc pour moi, le Président sortant est très en difficulté, et sa présence au second tour n’est pas assuré. Cependant, il reste un requin politique en campagne et pourrait bien se refaire une santé,une fois sa candidature annoncé, mais il est difficile pour l’instant de jauger enthousiasme que pourrait susciter un président si impopulaire.
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Je n’y « compte pas », je dis juste que les partis populistes profitent des faits divers et les électeurs ont la mémoire courte. Donc, ne pas négliger le poids du FN, qui peut remonter à tout moment. Cependant, je suis d’accord que, si la campagne se déroule sans « cataclysme », c’est à dire événement important tel qu’une affaire d’Etat, perte du triple A ou autres pipes dans hôtel de luxe, le FN ne passera pas au second tour.
Quand à Bayrou, il a l’avantage de piocher dans tout les électorats. Aussi bien dans les blazés politiques votant aux êxtrèmes et qui voient en lui une troisième voie, que chez les sociaux-démocrates affolés par l’entourage très à gauche de Hollande (Montebourg et autres), que chez l’électorat UMP, qui vote Sarkozy par défaut.
Enfin, pour ce qui est de la marge de progression de Sarkozy, je l’envisage plutôt comme extrêmement limité, voir nulle. Le divorce est profond avec une bonne partie de la population. Quoiqu’en dise les médias, qui aiment entretenir le suspense, l’électorat centriste ne reviendra pas vers lui, pas plus que les voix braconné sur les terres du FN récupérés en 2007. En bref, je pense que Sarkozy ne peut s’appuyer que sur sa base électorale, et sa campagne va donc se résumer à resserrer ses troupes, jouer sur la peur, et souligner les faux pas de ses adversaires.




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